Traumatologie

Traumatologie du ski et du snowboard : comment éviter les accidents ?

La prévention de ces accidents passe par une bonne connaissance de ses propres limites. Mais aussi par le respect des conseils de prudence, l’utilisation d’un matériel adapté et le port d’un casque surtout chez l’enfant.

Entretenir une bonne forme physique et une bonne hygiène de vie.

La bonne pratique du sport est meilleure arme pour éviter les accidents de ski.
Le médecin a un rôle majeur à jouer en matière de prévention : conseiller des exercices adaptés au mode de vie et à la condition physique de chaque patient, rappeler les principes élémentaires d’une bonne hygiène de vie, etc..

Reprendre une activité physique 2 mois avant le grand départ.

Le muscle est le seul élément qui permette de protéger le ligament. Se préparer, c’est donc améliorer la condition et les capacités de réaction de ses muscles. Quelques activités sont recommandées pour arriver en forme à la montagne et skier en toute sécurité : certaines permettent de muscler les cuisses, d’autres de faire travailler sa mémoire topographique, d’autres enfin de développer le sens de l’équilibre.

Se muscler pour préparer le corps à l’effort

Pour tous, il est nécessaire de renforcer les muscles de la cuisse qui protègent le genou. Alors, dès le mois de novembre, les futurs skieurs sont invités à adopter au moins une des bonnes résolutions suivantes :

  • Oublier la voiture et privilégier la marche à pied : 1 heure de marche chaque jour est hautement recommandée pour muscler ses cuisses.
  • Oublier les ascenseurs pour monter et descendre les escaliers. Cette activité permet non seulement de muscler de façon complète les cuisses, mais aussi d’améliorer la maîtrise de son corps.
  • Se détendre tout en se musclant grâce à la natation : ce sport renforce l’ensemble des muscles du corps (cuisses, bras, dos.) Pour une bonne préparation au ski, il est même recommandé de nager avec des palmes, afin de muscler davantage les cuisses.
  • Pratiquer de petits exercices de gymnastique quotidiens : excellents pour développer la résistance à la fatigue, des exercices de gymnastique peuvent être pratiqués régulièrement.
  • Courir pour entretenir son endurance : 40 minutes de jogging, 2 à 3 fois par semaine, sont recommandées pour se muscler, mais aussi pour développer ses capacités respiratoires.

Rester vigilant et faire travailler sa mémoire topographique.

La pratique du vélo (avec un casque !) est idéale : très complet, il muscle les jambes, mais la vitesse (similaire à celle du ski) permet également d’entretenir ses capacités de contrôle et de vigilance. La pratique du vélo est aussi recommandée pour préparer sa mémoire topographique puisqu’il faut se remémorer sans cesse les dangers d’une piste, comme à la montagne. Celui qui se souvient des dangers d’une piste a moins de risque de chuter.

Maîtriser et développer le sens de l’équilibre

La danse, le trampoline, la gymnastique sont des sports très recommandés pour entretenir le sens de l’équilibre.

Quelques exercices recommandés pour se préparer physiquement à un séjour au ski

Exercice pour développer la résistance à la fatigue:

Placez-vous dos au mur en position « assise », c’est-à-dire comme si vous étiez assis sur une chaise pendant environ 10 secondes. Augmentez ce temps de 5 secondes chaque jour.

Exercice pour développer sa force musculaire et son sens de l’équilibre:

Asseyez-vous au bord de la chaise, un pied au sol, l’autre jambe tendue en avant ? Montez verticalement, lentement, jusqu’à extension complète du genou puis redescendre doucement pour se retrouver assis dans la position initiale. Faire ainsi 3 séries de 5 exercices alternativement sur chaque jambe.

Exercice pour le travail des cuisses, des genoux, des chevilles et de la coordination:

Pieds joints, genoux légèrement fléchis, descendez progressivement jusqu’à 90° environ de flexion des genoux en les amenant alternativement de gauche à droite, pieds à plat rivés au sol puis remontez et redescendez une dizaine de fois.

Exercice pour les étirements des adducteurs:

Jambes écartées, descendez lentement sur la cuisse droite en fléchissant le genou jusqu’à 90° ; la jambe gauche est tendue, le buste reste droit mains sur les hanches. Restez dans cette position 6 secondes, remontez et descendez sur la cuisse gauche de façon symétrique. Faites deux séries de 10.

Exercice pour l’équilibre

Faites une série de petits bonds latéraux enchaînés, pieds joints, genoux serrés. Faites trois séries de 10 sauts. Exercice 2 pour se muscler les cuisses mettez-vous debout, jambes tendues, pieds joints. Laissez-vous tomber en fente avant en amortissant la réception par une flexion contrôlée du genou, jambe arrière tendue et buste droit. Revenir à la position de départ par la réextension dynamique du genou fléchi.

Un retour de séjour à ski peut être douloureux et occasionner une longue période de récupération. Ceci en raison de la gravité des lésions potentielles visibles ou invisibles lors d’un accident de ski. Être conscient de la pratique d’un sport, quel qu’il soit est déjà la base de la mise en place d’une stratégie préventive. Enfin, n’oubliez pas que la pratique du ski doit rester un plaisir, mais qu’il s’agit certainement du loisir provoquant le plus de traumatismes et d’accidents graves.

Contrôler les fixations de ski pour épargner ses genoux

À l’origine, les fixations avaient pour objectif de protéger la jambe du risque de fractures. Les résultats ont été très concluants puisque ce type de lésion a diminué spectaculairement. Mais, ces fixations modernes ne protègent pas le genou, car elles ne présentent pas de possibilité de déclenchement dans tous les axes (en avant, en arrière et sur les côtés) et elles réagissent assez mal lorsque apparaissent simultanément des efforts dans plusieurs directions.
De plus, pour une bonne efficacité, la fixation doit être réglée en fonction de quelques paramètres simples : le poids et le sexe du skieur, son niveau de compétence, sa condition physique de base.

Les risques liés à un mauvais réglage des fixations:

Les nouvelles fixations et leur qualité de réglage sont essentiellement en cause dans la recrudescence de l’entorse du genou.

Un mauvais réglage des fixations peut entraîner :

  • Un risque d’accident par déclenchement (ou déchaussement) intempestif si le réglage est trop faible. Les chutes sont alors fréquentes.
  • Un risque de lésion en cas de chute par non-déclenchement (non-déchaussement) si le réglage est trop fort.

Le non-déclenchement est le principal responsable des entorses du genou. En effet, une enquête a montré que 82 % des skieurs blessés d’une entorse au genou n’ont pas déchaussé lors de leur chute.

Le bon réglage des fixations:

Le bon fonctionnement des fixations exige le respect des normes. La norme internationale ISO était, jusqu’à ce jour, méconnue du grand public et quelquefois des professionnels. En juillet 2000, l’AFNOR2 a publié une nouvelle directive (la norme FD S 52-748), sur le réglage des fixations. La nouvelle norme prend en compte les paramètres indispensables pour le réglage des fixations : le poids, la pointure, le type de skieur et désormais le sexe du skieur. Ce nouveau texte complète la norme NF ISO 8061 selon laquelle les fixations doivent être réglées en fonctions d’instructions très précises qui déterminent le couple de déclenchement optimum pour assurer au skieur un maximum de sécurité, c’est-à-dire en évitant à la fois les déchaussements inutiles et le non-déclenchement des fixations en cas de danger. Selon le sexe du skieur, deux tableaux de réglage sont donc proposés à tous les professionnels de ski (tableaux simplifiés) :

Comment vérifier le bon réglage de ses fixations ? « le clic-clac test »

Chaque skieur peut vérifier lui-même que ses fixations sont bien réglées grâce à un test simple : le « clic-clac test ». À l’arrêt, faites pivoter votre pied vers le dedans du genou légèrement fléchi ; ce seul mouvement doit suffire à déclencher l’ouverture des fixations qui doit se faire sans douleur, mais avec un effort de rotation et non s’ouvrir toute seule

C’est la recherche de sensations sans maîtrise réelle de la vitesse qui est la cause de l’augmentation des accidents constatés chaque année pendant la saison d’hiver en montagne.

Quelques réflexes protecteurs :

  • Choisissez une activité à votre mesure et en fonction de la météo.
  • Choisissez une piste ou un itinéraire en fonction de vos capacités (ne pas se surestimer, doser ses efforts, partez avec un groupe homogène) et sachez l’adapter en fonction des difficultés rencontrées (dénivelé, terrain accidenté, météo changeante).
  • Prévoyez une alimentation et une hydratation adaptées à votre projet et à sa durée

Attention aux skieurs en aval:

C’est au skieur en amont, étant donnée sa position dominante au-dessus et sa vision globale du relief, à qui il incombe d’éviter les obstacles et les skieurs en aval en adaptant non seulement la direction de sa trajectoire, mais en anticipant éventuellement les mauvais réflexes des autres.

Maîtrisez votre vitesse:

C’est la vitesse qui demeure l’élément essentiel de sa propre sécurité, en se protégeant, mais en ne mettant pas en danger les autres. Il existe un lien avec ce qui a été dit par rapport au skieur en aval puisque le skieur en amont peut réguler sa vitesse afin d’éviter le skieur en aval. Il reste néanmoins nécessaire de moduler sa vitesse en fonction de ses propres habitudes de pratique, de sa forme physique, de sa maîtrise technique, de sa concentration, de la qualité de la neige, de la qualité des pistes, de la visibilité, mais également en fonction des différents types de glisses passant d’une neige dure à l’ombre à une neige plus molle au soleil.

Respecter les balisages sur les pistes:

S’il n’est pas question d’interdire le ski hors-piste, il faut savoir que l’on déplore beaucoup plus de blessés lors de la pratique hors-piste et en particulier à la suite d’avalanches ou de glissements focalisés de plaques à neige. Les décès ou accidents par collision sont également plus importants lors de la pratique du ski hors-piste ou la maîtrise de la vitesse est quelquefois beaucoup plus difficile.

Pour pratiquer le ski hors-piste et le ski de randonnée, il est indispensable de disposer d’un matériel de secours en cas d’avalanche : ARVA (appareil de recherche de victimes d’avalanches) allumé en émission, pelle et sonde… et d’être formé à son utilisation.

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Le Genou du Coureur

Si la course à pied est définitivement reconnue pour ses bienfaits sur la santé, elle engendre des microtraumatismes qui peuvent générer des douleurs tendineuses, musculaires ou articulaires. C’est la répétition excessive du même geste, la foulée, qui peut créer des surmenages, responsables des blessures. Lors d’un marathon par exemple, c’est plus de 26 000 fois que le « runner » va subir une onde de choc de près de 3 fois le poids de son corps !

La première victime de ces agressions répétées est, sans conteste, le genou, pour 40 % des cas. Et c’est la rotule qui va le plus souvent souffrir, on parle alors de syndrome rotulien. Représentant près d’un quart des douleurs rencontrées par les coureurs, les experts dans le domaine l’ont surnommé « le genou du coureur ».

Ce syndrome rotulien ou fémoro-patellaire peut constituer un vrai handicap et entraîner l’arrêt momentané de la pratique, voire même s’installer et devenir chronique.

Le syndrome fémoro-patellaire (SFP)

La rotule, mal positionnée dans la trochlée fémorale, « rail » dans lequel elle glisse, subit une contrainte anormale dans les mouvements de flexion/extension, notamment en course à pied.

Il peut se déclencher après une séance plus longue, plus intense ou avec plus de dénivelé. Il s’installe parfois progressivement ou survient lors de la reprise du running après un arrêt prolongé.

Symptômes

Ils se caractérisent par des douleurs antérieures du genou :

  • Ressenties de diverses façons, mal systématisées.
  • Autour de la rotule, voire sous la rotule
  • Parfois accompagnées de raideur avec difficulté/impossibilité de finir la séance.
  • Augmentées par le dénivelé, notamment la descente.
  • Au quotidien, fréquemment :
    • Dans les escaliers (notamment en descente).
    • Assis trop longtemps genou fléchi (signe du cinéma).
    • En position accroupie.
    • Avec éventuel crépitement ressenti sous la rotule.

Causes

On distingue 2 grands types de causes.

  • Les défauts du coureur :
    • Les défauts anatomiques de la rotule ou du « rail » fémoral.
    • Les faiblesses musculaires du quadriceps et des fessiers.
    • Les défauts d’alignement de la foulée, notamment genou en dedans.
  • les erreurs du coureur :
    • Augmentation ou variation brutale du kilométrage et/ou du dénivelé.
    • Exercices physiques complémentaires non appropriés ou mal exécutés (squat/fente).
    • Chaussures non adaptées (DROP trop important ou trop usées).
    • Foulée avec forte attaque arrière-pied.

Traitements

Voici quelques conseils pour les coureurs en cas de symptômes débutants.

  • Réduire la durée des entraînements pour en augmenter la fréquence.
  • Continuer à courir sans dépasser une intensité de douleur de 2/10.
  • Si besoin alterner des séances de marche et de course pour rester < 2/10.
  • Eviter les pentes et les escaliers
  • Modifier sa foulée, diminuer l’attaque arrière-pied avec un coach running.
  • Diminuer le drop de la chaussure

Une prise en charge médicale pluridisciplinaire

Après un arrêt sportif déterminé avec le thérapeute, la reprise de la course à pied doit se faire progressivement avec :

  • Un programme personnalisé en fonction de la durée de l’arrêt: La reprise de la course à pied s’effectue progressivement en endurance fondamentale puis en endurance active.
  • Du renforcement du quadriceps et des fessiers sous surveillance du kinésithérapeute, avec étirements des ischio-jambiers.
  • Une correction des défauts d’alignement de la foulée grâce à des semelles orthopédiques après analyse dynamique par un podologue du sport.
  • Un taping rotulien pour un soulagement à court terme.

Le SFP est une pathologie mettant en jeu de nombreux facteurs. Pour répondre à la grande diversité des causes pouvant être responsable de son apparition, il n’existe pas de solution miracle. Une combinaison de traitements coordonnés est nécessaire pour assurer une reprise de la course à pied sans douleurs.

La bonne compréhension de la situation par le coureur et une modification de certaines de ses habitudes sont des points cruciaux qui permettent une pratique pérenne du running.

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Mise en ligne Informations médicales sur l’Ablation de Matériel d’Ostéosynthèse.

Dernière mise à jour le 9/02/18

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Recommendation Société Française de Chirurgie Orthopédique concernant Le risque tabagique en chirurgie orthopédique.

L’analyse de la littérature permet d’établir que 2 millions de patients fumeurs sont opérés tous les ans en France.

Dans le cadre d’une prise en charge chirurgicale, le tabagisme est responsable de complications générales et locales :

  • Sur un plan général : doublement du risque de transfert en réanimation, doublement ou triplement du risque infectieux, triplement du risque d’accident coronaire, allongement de la durée de séjour.
  • Sur un plan local : Le risque de complication locale au site opératoire est multiplié par 3. Complications de cicatrice, Risque de thrombose vasculaire, retard de consolidation osseuse, réintervention en chirurgie prothétique.

 Il apparaît nécessaire et utile de proposer aux chirurgiens orthopédistes une information et des solutions pour diminuer les risques post opératoires liés au tabac et améliorer ainsi la sécurité des patients tabagiques.

Quatres actions identifiées pour réduire le risque de complications post-opératoire liées au tabac:

1. IDENTIFIER en interrogeant les patients.

Il est recommandé d’intégrer systématiquement à l’interrogatoire pré opératoire la recherche d’un tabagisme. Cette notion devrait apparaître dans les dossiers au même titre que d’autres facteurs de risque.

2. EVALUER en mesurant le risque :

Apprécier la dépendance au tabac par l’échelle de Fagerström

Le test de Fagerström complet comporte six questions et permet de mesurer le
niveau de dépendance à la nicotine. Le test de Fagerström simplifié comporte deux questions et permet de mesurer le niveau de dépendance à la nicotine en moins d’une minute.

  • Score de 0 à 1 : le sujet n’est pas dépendant à la nicotine. Il peut arrêter de fumer sans avoir recours à des substituts nicotiniques. Si toutefois le sujet redoute cet arrêt, les professionnels de santé peuvent lui apporter des conseils utiles.
  • Score de 2 à 3 : le sujet est moyennement dépendant. L’utilisation des traitements pharmacologiques de substitution nicotiniques va augmenter ses chances de réussite. Le conseil du médecin ou du pharmacien sera utile pour l’aider à choisir la galénique le plus adapté à son cas.
  • Score de 4 à 6 : le sujet est fortement dépendant à la nicotine. L’utilisation de traitements pharmacologiques est recommandée (Traitement nicotinique de substitution ou bupropion L.P.). Ce traitement doit être utilisé à dose suffisante et adaptée.

Mesurer la quantité de cigarettes fumées en paquet année

On calcule le nombre de paquet-année en multipliant le nombre de paquets consommés par jour (en prenant pour référence un paquet de 20 cigarettes)par le nombre d’années où la personne a fumé cette quantité de paquets.

3. ATTENUER en agissant

Attention: Le conseil d’une simple réduction de la quantité de tabac fumé sans substitution nicotinique avant une intervention n’est pas recommandée.

Prise en charge du fumeur en chirurgie programmée.

Il est difficile de cesser de fumer afin d’interrompre l’intoxication en période péri-opératoire, mais cette période est considérée comme favorable à l’arrêt et doit être mise à profit pour tenter le sevrage tabagique dans les 6 semaines pré opératoires

Prise en charge Médicamenteuse :

La substitution nicotinique impose d’apprécier la quantité quotidienne de cigarettes consommées et de prescrire un patch adapté 7,14 ou 21 mg. La prescription associée de comprimés sublinguaux permet de gérer les envies compulsives. D’autres traitements sont possibles pour les fumeurs très dépendants (Fagerström> 7).

Prise en charge durant l’hospitalisation :

Les fumeurs hospitalisés en chirurgie doivent pouvoir bénéficier si nécessaire d’un traitement d’aide à l’arrêt. Il est possible de mettre en place une procédure de prescription de patchs dans les services chirurgicaux afin de pallier au syndrome de manque dans les heures suivant une prise en charge aigue.Dans les établissements de soins où il existe les moyens disponibles, un partenariat doit s’établir entre les services de chirurgie et d’anesthésie et les unités de tabacologie permettant une prise en charge rapide des fumeurs en pré opératoire et une meilleure formation des personnels soignants.

Traitement en post hospitalisation :

Il est souhaitable de proposer lors de la sortie, un suivi adapté pour palier au risque de reprise du tabagisme (courrier au médecin traitant spécifiant la prise en charge, orientation vers une consultation spécialisée) Il est également proposé de valider l’abstinence lors de toute consultation après la sortie de l’hospitalisation.

Clés du traitement :

La motivation du patient, la compétence du médecin, le renforcement psychocomportemental et le suivi dans la durée ainsi que le traitement médicamenteux par substituts nicotiniques constituent les critères-clés du succès du sevrage tabagique.

Prise en charge du fumeur en hospitalisation non programmée

L’arrêt du tabagisme de plus de 12 heures permet régulièrement l’élimination du CO accumulé par le fumeur devant être opéré en urgence et réduit le risque d’hypoxie. L’abstinence tabagique entraîne chez le fumeur dépendant, des signes de manque :
anxiété, agitation, irritabilité, besoin impérieux de fumer (craving des anglo-saxons) qui peuvent apparaître en quelques heures. Il est donc nécessaire de savoir reconnaître et de prendre en charge de façon optimale ces symptômes, susceptibles de compliquer la période péri-opératoire chez tout patient fumeur hospitalisé en urgence pour une intervention chirurgicale.
Peu d’études se sont attachées aux bénéfices des substituts nicotiniques dans le cadre d’une intervention chirurgicale non programmée, mais il semble que la substitution nicotinique temporaire présente un intérêt pratique pour prévenir et traiter le manque. C’est pourquoi la sensibilisation et l’implication des chirurgiens orthopédistes est souhaitable. Des recommandations de prise en charge du patient fumeur hospitalisé, doivent être à la disposition du personnel soignant des services de chirurgie, sachant qu’à l’heure actuelle les substituts nicotiniques sont trop peu utilisés dans les services hospitaliers.

4. PREVENIR en informant

Souligner l’importance de l’arrêt du tabac au fumeur en donnant une information claire sur le tabagisme et sur ses conséquences.
Proposer une aide thérapeutique.
Orienter le patient vers une consultation spécialisée de tabacologie. La liste des services et des compétences professionnelles est disponible sur le site : www.Tabac-info-service.fr, le numéro de téléphone national est le 0825 309 310.
Tracer dans le dossier du patient l’information et les actions mises en route.

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