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La Reprise de Prothèse Totale de Genou (RPTG)

La reprise de prothèse totale de genou (RPTG) est une intervention consistant à remplacer un implant usé, descellé ou instable. L'objectif est de retirer le matériel défaillant, de reconstruire l'os abîmé si nécessaire, et de poser de nouveaux implants de révision. Cette chirurgie experte permet de soulager les douleurs et de restaurer la stabilité du genou pour retrouver une vie active et autonome.

La Reprise de Prothèse Totale de Genou (RPTG)

Descriptifs

Bien que la prothèse totale de genou (PTG) soit une intervention très fiable offrant d’excellents résultats à long terme, une réintervention peut s’avérer nécessaire au fil des années. La reprise de prothèse de genou est une chirurgie complexe et hautement spécialisée qui consiste à retirer les anciens implants défaillants pour les remplacer par du nouveau matériel. L’objectif est de restaurer la stabilité, la mobilité et l’indolence d’une articulation dont la biomécanique a été altérée.

Pourquoi faut-il réopérer un genou prothésé ?

Le genou est une articulation superficielle, soumise à de fortes contraintes mécaniques et très dépendante de son équilibre ligamentaire. Plusieurs situations peuvent compromettre le fonctionnement de la prothèse :

  • L’usure du polyéthylène et le descellement : C’est la cause la plus fréquente. La pièce en plastique située entre le fémur et le tibia s’use avec le temps. Les micro-débris libérés provoquent une réaction inflammatoire qui détruit l’os environnant (ostéolyse) et entraîne le décollement (descellement) des pièces métalliques.
  • L’instabilité ligamentaire : Le patient ressent un genou qui « lâche » ou se dérobe. Cela survient lorsque les ligaments (notamment latéraux) se détendent ou que l’usure de la prothèse crée un jeu anormal dans l’articulation.
  • La raideur (arthrofibrose) : Une perte sévère de la flexion ou de l’extension, souvent due à des adhérences cicatricielles internes ou à un mauvais positionnement initial des implants, empêchant une marche fluide.
  • L’infection péri-prothétique : Une complication rare mais sérieuse nécessitant un lavage chirurgical minutieux et, le plus souvent, un changement de la prothèse associé à un traitement antibiotique ciblé.
  • La fracture péri-prothétique : Une fracture du fémur ou du tibia autour de la prothèse, généralement suite à une chute, qui déstabilise l’ancrage des implants.

Les Traitements :

La chirurgie de reprise du genou demande une planification sur mesure. Le chirurgien s’appuie sur un bilan d’imagerie complet (radiographies spécifiques, scanner) pour évaluer la perte de capital osseux (l’os détruit par le descellement) et choisir les implants adaptés.

L’acte chirurgical

L’intervention dure en moyenne de 2 à 3 heures, sous anesthésie générale ou locorégionale :

  1. L’ablation du matériel : Le retrait des anciens implants fémoraux et tibiaux, ainsi que de l’ancien ciment, est réalisé avec une grande minutie pour préserver le maximum d’os sain.
  2. La reconstruction osseuse : Contrairement à une première prothèse, l’os résiduel est souvent abîmé. Pour combler ces « trous », le chirurgien utilise des cales métalliques (augments), des cônes en métal poreux (tantale) ou, plus rarement, des greffes osseuses.
  3. La stabilisation et la réimplantation : Pour garantir la solidité du nouveau genou, les prothèses de reprise sont équipées de tiges d’extension qui vont s’ancrer profondément dans le canal médullaire du fémur et du tibia. Selon l’état des ligaments, le chirurgien optera pour un niveau de contrainte adapté (prothèse postéro-stabilisée, ultra-congruente, ou prothèse à charnière si les ligaments sont totalement défaillants).

Suites opératoires et rééducation

  • Hospitalisation : Généralement comprise entre 5 et 8 jours.
  • La gestion de la douleur : Une priorité absolue pour le genou. Des protocoles d’analgésie multimodale (infiltrations locales, blocs nerveux) sont mis en place dès le bloc opératoire.
  • La mobilisation : Elle est immédiate. Le genou doit plier très vite pour éviter l’enraidissement. Un appareil de mobilisation passive (arthromoteur) est souvent utilisé dès les premiers jours.
  • L’appui : La marche avec appui complet est le plus souvent autorisée d’emblée, sous couvert de deux cannes béquilles pendant les premières semaines.

Questions Fréquentes

Vais-je récupérer la même flexion qu’avant ?

L’objectif principal de la reprise est d’obtenir un genou indolore et stable. La récupération de la flexion dépend beaucoup de la souplesse de votre genou avant l’opération. Si le genou était déjà très raide, la récupération d’une flexion complète peut s’avérer plus difficile, mais l’amélioration fonctionnelle pour la marche reste très significative.

La rééducation est-elle différente de celle d’une première prothèse ?

Elle obéit aux mêmes principes : retrouver l’extension complète et gagner en flexion. Cependant, la cicatrisation interne étant plus complexe, la rééducation demandera souvent plus de patience et d’assiduité. Le passage par un centre de rééducation est d’ailleurs plus fréquemment recommandé après une reprise de genou.

Quelle est la durée de convalescence ?

La récupération est progressive. Il faut compter environ 6 semaines pour abandonner les cannes de manière sécurisée à l’extérieur. La conduite automobile est envisageable après 6 à 8 semaines. Le genou peut rester sensible et légèrement gonflé pendant plusieurs mois, et le résultat final s’apprécie entre 6 mois et un an après l’intervention.

Puis-je refaire du sport après une reprise de genou ?

Oui, les activités sportives douces et dans l’axe sont encouragées (marche, vélo, natation, golf) après le 3ème ou 4ème mois. En revanche, les sports d’impact (course à pied) ou de pivot (tennis, ski, football) sont fortement déconseillés pour préserver la fixation de ces nouveaux implants, plus massifs que les précédents.

La Reprise de Prothèse Totale de Genou : Vidéos

En résumé

Quand opérer ?

En cas de douleur du genou handicapante résistante au traitement médical sur une PTG.

But de l’opération

Remplacer l'articulation douloureuse.

Quelle anesthésie ?

Générale ou rachianesthésie (déterminée avec le médecin anesthésiste).

Durée d’hospitalisation

Entre 3 et 6 jours.

Reprise de l’appui

Le jour même de votre intervention.

Après l’opération

Retour à domicile au centre de rééducation.

Durée de la rééducation

En général, 3 mois.

Durée de l’arrêt de travail

6 à 8 semaines, plus long en cas de travail de force

Reprise de la conduite auto

1 mois ½ après l’opération

Reprise du sport

3 mois après l’intervention