La planification préopératoire consiste à mesurer les paramètres coxo-métriques du patient, et à déterminer quels implants (morphologie, taille) apparaissent susceptibles de restaurer au mieux l’anatomie individuelle ainsi précisée.
La méthode de planification par calques sur radiographies simples de bassin de face (et éventuellement de profil) 2D est la méthode la plus employée jusqu’à ce jour,
du fait de ses avantages :
et en dépit de ses inconvénients :
La planification informatisée sur scanner est couramment pratiquée par un petit nombre de chirurgiens, depuis 2005.
Elle impose un équipement technique précis :
– utilisation d’un scanner volumique
– export des données au standard DICOM
– utilisation d’un logiciel SPÉCIFIQUE de planification en 3 Dimensions
La planification 3D sur scanner apporte une réponse à ces deux problèmes, ce qui offre plusieurs avantages directs :
Le scanner permet de plus au chirurgien de localiser les muscles de la hanche avant l’intervention, et donc de positionner son incision exactement dans l’espace intermusculaire (voie antérieure sans aucune section de muscle).
Le scanner couplé à la reconstruction 3D permet enfin d’opter pour une prothèse sur mesure si les mensurations et l’orientation de la hanche à opérer s’éloignent visiblement trop des possibilités de reconstruction avec prothèse standard. La procédure sécurise ainsi le geste opératoire en réduisant les aléas mécaniques.
Ces données, stockées sur CD, peuvent être chargées sur un ordinateur personnel et exploitées à l’aide d’un logiciel spécifique « 3D Hip plan » développé par la société Symbios.
Le positionnement des prothèses « virtuelles » est alors possible.
Le positionnement du cotyle (cupule hémisphérique impactée dans le bassin) est choisi, selon :
L’implant fémoral intraosseux « virtuel » (tige) peut être positionné finement par translations et rotations dans tous les axes de l’espace selon:
Le choix de la partie extraosseuse de l’implant fémoral (col et tête) est dicté par le positionnement des implants cotyloïdien et fémoral, et par la restauration voulue de l’anatomie.
Il impose le plus souvent une modularité en 3 éléments : tige, col, tête.
Les « réglages » sont possibles dans tous les plans grâce à la gamme permettant de choisir :
Une gamme complète de tiges fémorales permet de couvrir TOUTES les situations anatomiques, de répondre à TOUS les problèmes :
Une synthèse en plusieurs pages, incluant les vues tomodensitométriques, les valeurs millimétriques et angulaires de restauration anatomique, peut être éditée sur papier et ainsi être disponible au bloc, consultable avant et pendant l’intervention.